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ULVA LACTUCA

Rochers recouverts de mousse verte dans une zone de plage avec de l'eau peu profonde.

Les Bretons paient aujourd’hui les pots cassés du développement effréné de leur agriculture durant les Trente Glorieuses. L'agro-industrie pollue, en particulier les élevages porcins démesurés dont le lisier finit dans les cours d’eau bretons. Les particularismes géographiques locaux, composés de nombreuses baies fermées, font le reste et les algues vertes prospèrent sur le trop-plein d’azote rejeté, envahissant les plages. Leur décomposition produit de l’hydrogène sulfuré, un gaz toxique et mortel. Ainsi, les maires des communes environnantes doivent interdire l’accès aux plages. Les habitants et le tourisme en pâtissent. Les langues se délient peu à peu, mais les agriculteurs responsables sont eux-mêmes prisonniers d’un système économique puissant aux mains de l'agro-business.